Les formats au cinéma

Le cinéma a évolué au fil des années afin de présenter aux spectateurs des films de qualité visuelle de plus en plus pointue. Les formats d’images ont évolué dans la même direction.

Les formats du cinéma sont définis par deux critères distincts :

  • La largeur de la pellicule sur laquelle le film est placé
  • Les dimensions de la fenêtre de la caméra.

Il y a plusieurs acceptions du terme « format » au cinéma. Le premier étant la différentiation types de négatifs introduits dans la caméra, dans quel cas on parlera de la forme et de l’espacement des perforations et surtout de la largeur du film exprimé en millimètres. La deuxième acception est le rapport des dimensions de la largeur et de la hauteur de l'image sur l'écran.

La standardisation industrielle du cinéma a permis d’uniformiser les formats. Ainsi les formats 8 mm, super 8, 9,5 mm et 16 mm sont projetés au format 1,33.

Le format standard du cinéma professionnel (le 35 mm), mis au point par Eastman et Edison dès 1889, se prête à de nombreux formats d'images.

Les plus courants sont le :

1,33 : Format standard des films muets

Le format 1.33 est le premier format utilisé au cinéma muet. C’est Thomas Edison qui, dans les années 1910, réduit la pellicule 70 mm de George Eastman à 35 mm qui perdura jusqu'en 1927 comme le format standard par défaut.

1,20 : Format standard des premiers films sonores

L’arrivée du cinéma parlant en 1927 voit se développer une concurrence entre deux types de son :

  • Les sons sur disque ou Vitaphone
  • Les sons sur le film ou Movietone

Malgré le soutien de la Warner, le Vitaphone n’est pas retenu. Il laisse la place au Movietone développé par la Fox. cela permet de faire cohabiter le son et l’image sur la même bobine, facilitant ainsi la synchronisation des deux.

Afin de faciliter la présence du son sur le film, l'espace réservé à l'image est réduit de 3 mm du coté gauche réduisant de 15 %  la taille de l’image. Le format est néanmoins rapidement abandonné par la profession pour revenir au format 1,33 du cinéma muet.

1,37 : Format standard des films sonores de 1930 à 1950-55

C’est en 1932  que l’AMPA (Academy of Motion Pictures and Arts and Sciences) déclara officiellement le format 1,33 comme standard de l'industrie cinématographique

1,66 : Format standard européen jusqu'aux années 2000

Développé par les européens et improprement appelé 1,65 ou 5/3 (par rapport au 4/3), le format 1,66 est le plus utilisé pour les films dits « nouvelle vague » et est abandonné au détriment du format américain 1,85 au début des années 2000.

1,85 : Format standard américain

Le format 1,85 est le format d'image le plus courant dans l'industrie cinématographique américaine. Il tient son origine dans les adaptations « maison » des exploitants afin de projeter les films tournés en Vistavision. Ce derrnier, lancé par la Paramount en 1954 utilise, le déroulement horizontal du film 35 mm dont le nombre de perforations pour une image était de huit au lieu de quatre.

2,35 : Format Panavision

Le format Panavision est un des plus courants actuellement au cinéma. Comme le cinémascope, ce format utilise le principe de l'anamorphose permettant d’adapter l’image à l’écran courbe d’une télévision.

2,55 : Format CinémaScope

Le format cinémascope est considéré comme le format précurseur des images panoramiques au cinéma. Le Cinemascope utilise une lentille anamorphique afin de comprimer l'image dans sa largeur lors du tournage et faire ainsi tenir une image panoramique sur une pellicule standard. C’est lors de la projection du film en salle que le cinémascope révèle son intérêt. En utilisant un projecteur doté d’une lentille anamorphique effectuant l’opération inverse, le Cinémascope restitue l’image dans ses proportions panoramiques d’origine. 

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